Intelligence artificielle

    IA et Silver Économie : comprendre, anticiper et transformer le bien-vieillir

    Pierre Lefebvre
    6 min de lecture
    IA et Silver Économie : comprendre, anticiper et transformer le bien-vieillir

    Avant-propos

    En décembre, la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane organisait la deuxième édition du Salon des solutions pour bien vieillir. J’ai eu le plaisir d’y être invité pour participer à une table ronde consacrée à “L’intelligence artificielle au service des seniors”, aux côtés de Clément Lecat, Docteur en informatique et co-fondateur de Dyscoveri , Nicolas Grondin et Marion Beauvois du GRADeS Inéa, Santé Numérique Hauts-de-France.

    Nous avons échangé sur les apports possibles de l’IA pour le bien-vieillir, mais aussi sur les risques et les points de vigilance, en particulier pour un public moins technophile. Avec une ambition simple : faire en sorte que la technologie reste réellement au service des personnes. Cette invitation a été aussi l’occasion de creuser le sujet en profondeur, de confronter des points de vue, d’apprendre beaucoup… et de donner naissance à cet article.

    J’ai également pu découvrir Dyscours, l’application de Communication Alternative et Augmentée développée par Dyscoveri, qui permet aux personnes privées de langage oral d’exprimer directement leurs besoins et leurs envies. Un enjeu clé aussi pour les publics âgés, souvent confrontés à une perte progressive de la parole.

    Participer à cette table ronde m’a aussi donné envie de faire de ces Carnets de la tech utile un espace où l’on prend le temps d’explorer, secteur par secteur, ce que les technologies et particulièrement l’IA apportent concrètement aux métiers, aux organisations et à nos vies quotidiennes.

    Ce dossier sur la Silver Économie s’inscrit pleinement dans cette démarche.

    Il ne me reste plus qu’à vous remercier d’être de plus en plus à me lire notamment sur LinkedIn et surtout à vous souhaiter une très belle année 2026!

    Instroduction

    La population mondiale vieillit à un rythme inédit. En France comme ailleurs, la part des personnes de plus de 65 ans augmente rapidement, tandis qu’une majorité exprime une volonté claire : rester à domicile le plus longtemps possible, en sécurité, avec une qualité de vie préservée. Cette aspiration n’est pas un simple souhait individuel. Elle devient un marqueur social majeur qui redéfinit la façon dont nous pensons les services, la santé et l’organisation collective.

    Dans le même temps, les systèmes de santé et d’accompagnement sont sous tension. Les ressources humaines manquent, les besoins explosent, les métiers du soin peinent à recruter et les aidants familiaux sont eux aussi fragilisés. La solitude s’impose comme une crise silencieuse mais massive, avec des conséquences directes sur la santé mentale, la prévention et l’espérance de vie en bonne santé.

    C’est dans ce contexte que l’intelligence artificielle et la robotique prennent une place croissante. Pas comme une promesse magique ni comme un substitut à l’humain, mais comme un levier structurel pour maintenir un modèle social viable. L’IA, lorsqu’elle est conçue et encadrée de manière responsable, peut soutenir le travail humain, anticiper les fragilités et permettre à chacun de rester acteur de sa vie plus longtemps.

    Ce dossier distingue clairement trois dimensions :

    • ce qui existe déjà et fonctionne aujourd’hui,

    • ce qui est en cours de déploiement dans les établissements et à domicile,

    • ce qui relève encore de projections réalistes pour les prochaines années.

    L’objectif est simple : donner une vision complète, lisible et honnête de l’IA dans la Silver Économie, sans sensationnalisme et sans minimiser l’ampleur des transformations en cours.

    La Silver Économie, un véritable moteur d’innovation

    Contrairement aux clichés, l’innovation technologique n’est pas portée uniquement par les plus jeunes. Les plus de 50 ans représentent une part majeure de la consommation et un moteur décisif de croissance. Leur pouvoir d’achat, leur expérience et leurs attentes structurent directement le marché.

    La Silver Économie regroupe l’ensemble des produits et services destinés au vieillissement : santé, habitat, mobilité, lien social, services, prévention, loisirs, accompagnement et soutien aux aidants. L’AgeTech en est la déclinaison technologique, avec des outils numériques, de l’IA, des capteurs, de la robotique et des services connectés.

    Aujourd’hui :

    • plus de 300 entreprises AgeTech sont identifiées dans le monde,

    • les investissements se concentrent sur l’autonomie, la prévention et la qualité de vie,

    • les seniors ne sont plus des bénéficiaires passifs mais des prescripteurs et des financeurs indirects de l’innovation.

    Des initiatives structurantes comme l’AgeTech Collaborative (AARP) ou des programmes publics et privés dédiés montrent l’ampleur économique d’une économie de la longévité estimée à plusieurs milliers de milliards d’euros. Les marchés publics, les assurances, les mutuelles, les collectivités et les familles participent eux aussi à cette dynamique. L’innovation ne vient donc pas uniquement des laboratoires. Elle naît d’écosystèmes entiers qui cherchent des solutions concrètes pour accompagner le vieillissement de la population.

    Le maintien à domicile, pilier central du bien-vieillir

    Le maintien à domicile n’est plus un simple souhait individuel. Il est devenu une nécessité collective, à la fois humaine, économique et organisationnelle. Vivre chez soi permet de préserver les repères, l’identité, le lien social et le sentiment d’autonomie. Mais cela suppose un cadre sécurisé et des outils adaptés.

    Sécuriser le domicile sans l’envahir

    Les technologies déjà opérationnelles incluent :

    • la détection intelligente des chutes, c’est-à-dire des systèmes capables de distinguer une vraie chute d’un simple mouvement brusque, de déclencher automatiquement une alerte et de prévenir un proche ou un service d’assistance sans que la personne n’ait besoin d’appuyer sur un bouton.

    • des capteurs d’activité non intrusifs, qui mesurent les déplacements ou la présence dans un logement sans caméras ni microphones et apprennent progressivement les routines de vie afin de détecter des changements inhabituels (inactivité, agitation nocturne, déplacements inhabituels).

    • le télésuivi des constantes vitales, avec des dispositifs connectés qui remontent automatiquement la tension, la glycémie, le poids ou la saturation en oxygène vers une plateforme médicale pour un suivi régulier, à distance et sans déplacements inutiles.

    • la domotique pilotée par IA, où l’éclairage, la température, les volets, les rappels de prise de médicaments ou même certains appareils électroménagers s’adaptent automatiquement à la situation et aux besoins de la personne.

    • des alertes automatiques en cas d’anomalie, lorsque les algorithmes identifient un écart significatif par rapport aux habitudes (absence de mouvement, porte laissée ouverte, comportement inhabituel), afin de déclencher une vérification rapide et bienveillante.

    Certaines solutions exploitent même les ondes Wi-Fi existantes pour détecter mouvements et anomalies, sans caméra ni dispositif porté. Les algorithmes analysent les micro-perturbations du signal pour identifier des variations de comportement. Le bénéfice est double : sécurité et respect de la vie privée. Ces approches invisibles limitent le sentiment d’intrusion tout en offrant une surveillance bienveillante.

    Passer d’un soin réactif à une prévention continue

    Traditionnellement, on agit quand le problème est déjà là. L’IA permet de changer de logique en analysant des signaux faibles comme :

    • le ralentissement des déplacements,

    • la modification des routines quotidiennes,

    • les troubles du sommeil,

    • des changements comportementaux discrets,

    • la vitesse à laquelle une personne se lève d’une chaise,

    • la baisse progressive de l’activité.

    Cette approche prédictive permet d’intervenir plus tôt, avant la chute, l’hospitalisation ou la perte d’autonomie. C’est un changement profond de modèle qui évite des situations critiques et réduit la charge sur les systèmes de santé.

    L’automatisation de certaines tâches administratives et logistiques libère également du temps pour les professionnels. Planification, comptes rendus et tri d’informations peuvent être partiellement automatisés. L’IA ne remplace pas les équipes. Elle leur rend du temps de présence réelle auprès des personnes accompagnées et améliore la qualité de la relation.

    Robotique et IA physique : l’assistance concrète

    Les robots ne sont plus seulement des objets de science-fiction. Ils commencent à trouver leur place dans l’accompagnement, à la croisée entre assistance matérielle, soutien logistique et médiation sociale.

    Robots compagnons et lien social

    Des robots sociaux comme Paro, ElliQ ou PIO sont déjà utilisés pour :

    • réduire le sentiment de solitude,

    • stimuler les capacités cognitives,

    • proposer des activités adaptées,

    • encourager les échanges.

    Ils ne remplacent pas une relation humaine mais agissent comme catalyseurs de lien. Ils facilitent la communication, déclenchent des conversations et rassurent dans les moments de fragilité.

    Robots de service et humanoïdes

    Une nouvelle génération de robots humanoïdes, comme ceux développés par Figure et d’autres acteurs, vise :

    • l’aide aux tâches domestiques,

    • le transport d’objets,

    • l’assistance aux gestes du quotidien,

    • l’appui aux aidants et aux professionnels.

    Dans un contexte de pénurie de personnel, ces robots deviennent des appuis logistiques crédibles pour certaines tâches pénibles ou répétitives. Ils permettent aux humains de se concentrer sur la relation et l’accompagnement.

    La confiance avant la convivialité

    Les études montrent une règle simple :

    • une seule erreur grave détruit la confiance,

    • la sympathie ou l’apparence humanisée ne compensent jamais un défaut de fiabilité.

    La priorité absolue reste donc la sécurité, la robustesse technique et la transparence sur les limites des systèmes.

    Une limite claire et non négociable

    Les robots n’ont ni empathie, ni responsabilité juridique. Le principe de garantie humaine impose une supervision humaine dans tous les usages à risque. La décision critique, surtout en santé, reste humaine.

    Santé, recherche et longévité en meilleure santé

    Une médecine prédictive et personnalisée

    L’IA permet d’anticiper :

    • les risques de fragilité, c’est-à-dire la diminution progressive des réserves physiques et fonctionnelles de l’organisme, qui rend la personne plus vulnérable aux événements de santé (infection, stress, hospitalisation) et augmente la probabilité de perte d’autonomie.

    • les chutes, qui constituent l’un des premiers motifs d’hospitalisation chez les personnes âgées et qui peuvent entraîner des complications graves comme des fractures, une perte de confiance ou un repli social.

    • les décompensations, c’est-à-dire l’aggravation brutale d’une maladie chronique jusque‑là stabilisée (insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire, diabète…), souvent déclenchée par un facteur comme une infection, une chaleur excessive ou un oubli de traitement.

    • l’évolution de pathologies chroniques, en suivant dans le temps des maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, respiratoires ou neurodégénératives, afin de détecter précocement tout signe d’aggravation et d’adapter la prise en charge.

    Elle soutient une médecine plus préventive et personnalisée, en analysant de grandes quantités de données cliniques et comportementales.

    Une accélération spectaculaire de la recherche

    Au premier trimestre 2025, plus de nouvelles molécules à potentiel thérapeutique ont été identifiées grâce à l’IA que sur l’ensemble de l’histoire précédente. Cela illustre la capacité de l’IA à accélérer la découverte scientifique et la conception de traitements.

    En France, des institutions comme l’Institut Pasteur de Lille, le CHU de Lille et le CNRS utilisent l’IA pour :

    • la découverte de médicaments,

    • la médecine de précision,

    • l’oncologie et l’analyse des tumeurs,

    • la compréhension des mécanismes de résistance aux traitements.

    Le projet de Pathologie Numérique du CHU de Lille, avec scanners de lames et outils d’IA, vise des diagnostics plus rapides et plus fiables. Des travaux en radiogénomique ont permis de cartographier l’activité génétique du glioblastome sur près de 1 600 patients et d’identifier sept sous-types distincts, ouvrant la voie à des thérapies mieux ciblées.

    L’IA est utilisée par exemple, pour :

    • l’analyse avancée d’imagerie médicale, qui consiste à utiliser des algorithmes (notamment de deep learning) pour détecter des anomalies très fines et extraire des caractéristiques invisibles à l’œil humain à partir d’IRM, de scanners, de TEP ou d’échographies.

    • la pathologie numérique, c’est-à-dire la numérisation des lames histologiques afin de permettre une analyse assistée par IA pour aider à repérer des patterns cellulaires, standardiser les diagnostics et sécuriser les décisions médicales.

    • la radiogénomique, qui relie de manière statistique les caractéristiques visibles sur les images (phénotype) aux altérations génétiques ou moléculaires sous-jacentes (génotype), ouvrant la voie à une médecine véritablement personnalisée.

    • la classification fine des tumeurs et l’évaluation des risques, où l’IA identifie des sous-types tumoraux, estime la probabilité d’évolution ou de réponse au traitement et soutient la décision clinique sans jamais se substituer au jugement du médecin.

    Ces outils assistent les médecins sans se substituer à leur décision. Ils ajoutent une couche d’analyse pour améliorer le diagnostic et l’orientation thérapeutique.

    Solitude et lien social : la technologie comme médiateur

    La solitude augmente les risques de dépression et de déclin cognitif. Les assistants vocaux, robots compagnons et systèmes d’alerte émotionnelle jouent souvent un rôle indirect : ils détectent l’isolement, suscitent une interaction ou déclenchent une action humaine.

    Des expérimentations comme Emobot en EHPAD montrent que lorsque l’on explique clairement l’objectif d’un dispositif, les résidents peuvent l’accepter. Mais l’installation d’une caméra dans un espace intime reste un point de rupture. Environ 40 % des participants ont mis fin à l’expérimentation, signe que le respect de la vie privée reste non négociable.

    La technologie soutient le lien, elle ne le remplace pas. Elle peut rappeler un anniversaire, proposer une activité, inciter à appeler un proche ou prévenir un aidant lorsqu’un changement d’humeur est détecté.

    IA et fraude : le revers de la médaille

    Les seniors sont particulièrement exposés aux nouvelles formes de fraude numérique, notamment :

    • les deepfakes, c’est-à-dire des vidéos ou photos fabriquées par IA qui imitent de façon très crédible le visage, la voix ou les gestes d’une personne réelle afin de tromper la victime.

    • le clonage de voix, où quelques secondes d’enregistrement suffisent pour recréer artificiellement la voix d’un proche et l’utiliser dans un appel frauduleux demandant de l’aide ou de l’argent.

    • les faux appels d’urgence, qui exploitent la panique et l’urgence émotionnelle (accident, arrestation, hospitalisation simulée) pour pousser la personne à agir sans réfléchir.

    • les arnaques financières ciblées et personnalisées, où l’IA analyse les habitudes, le langage ou la situation de la victime afin de créer des messages parfaitement crédibles et adaptés, augmentant fortement le taux de réussite des escroqueries.

    L’IA sert autant à protéger qu’à attaquer. La réponse doit donc être collective : formation, prévention, outils de protection, accompagnement bancaire et soutien des familles.

    IA, travail et transmission des compétences

    L’IA transforme aussi le travail des plus de 40 ans. Ce sont souvent eux qui en tirent actuellement le plus de valeur, car ils mobilisent leur expérience, leurs méthodes et leurs repères professionnels. Ils savent :

    • cadrer les outils,

    • repérer les erreurs de l’IA,

    • enrichir les résultats par leur expertise,

    • gagner en productivité sans perdre le sens critique.

    Les utilisateurs de plus de 40 ans tirent aujourd’hui un bénéfice particulier de l’IA générative. Ils mobilisent leurs connaissances, leurs compétences et leur expérience pour cadrer l’outil, repérer ses erreurs et en augmenter la valeur. L’IA devient ainsi un accélérateur de l’expertise. Elle prolonge la capacité à transmettre, à documenter et à formaliser les savoir-faire.

    L’IA devient un outil d’augmentation, pas de substitution. Elle accélère la transmission des connaissances et prolonge l’employabilité des travailleurs expérimentés.

    Les prochaines générations de retraités seront aussi très familiarisés avec les différentes IA.

    Le vrai frein : le design, pas l’âge

    Les difficultés d’adoption sont souvent liées à :

    • des interfaces complexes,

    • un jargon inutile,

    • une faible lisibilité,

    • des parcours trop longs ou confus.

    Un design inclusif repose sur la clarté, la lisibilité, une navigation simple, des contrastes élevés et une co-conception avec les utilisateurs finaux. Des éléments comme le fil d’Ariane, des boutons bien identifiables, des polices lisibles et une hiérarchie visuelle claire réduisent la peur de faire une erreur irréversible. Quand les outils sont pensés pour les seniors, l’adoption progresse fortement.

    Cadre éthique et juridique

    L’AI Act européen et le RGPD imposent :

    • une supervision humaine effective,

    • la transparence des algorithmes,

    • la traçabilité des décisions,

    • la protection stricte des données personnelles.

    L’éthique n’est plus un supplément optionnel. Elle devient une obligation opérationnelle qui conditionne la confiance et l’acceptation sociale.

    Gouvernance et stratégie

    Déployer l’IA implique une vraie stratégie. Les organisations doivent :

    • cartographier les usages et les risques,

    • désigner un référent IA,

    • former les équipes et les décideurs,

    • associer les usagers et les aidants,

    • privilégier des modèles hybrides où la technologie soutient le travail humain.

    Cette gouvernance évite les dérives, les malentendus et les surpromesses.

    Projections réalistes pour la prochaine décennie

    Dans les années à venir, il est raisonnable d’anticiper que :

    • le maintien à domicile s’appuiera massivement sur l’IA,

    • les robots assistants se banaliseront pour certaines tâches,

    • la prévention deviendra centrale dans le parcours de soin,

    • l’espérance de vie en bonne santé progressera grâce à la recherche,

    • le lien humain restera au cœur de l’accompagnement.

    Ces évolutions seront progressives, encadrées et pilotées. Elles demanderont un effort collectif de formation, d’adaptation et d’innovation responsable.

    Conclusion

    L’intelligence artificielle n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un levier puissant qui arrive au moment où la société en a le plus besoin. Elle peut nous aider à faire face au vieillissement de la population, tout en préservant la dignité, l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées.

    Bien conçue, bien expliquée et bien encadrée, elle peut renforcer l’autonomie, soutenir les professionnels et préserver la dignité humaine. Elle peut aussi améliorer la recherche médicale, accélérer la prévention et permettre à chacun de vieillir en meilleure santé.

    La question n’est plus de savoir si l’IA doit entrer dans le champ du bien-vieillir, mais comment le faire sans jamais perdre l’essentiel : l’humain. Notre responsabilité collective est de construire un avenir où la technologie reste au service de la relation, de l’empathie et du respect de chaque personne, quel que soit son âge.

    L’intelligence artificielle n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un levier puissant qui arrive au moment où la société en a le plus besoin. Elle peut nous aider à faire face au vieillissement de la population, tout en préservant la dignité, l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées.

    Bien conçue, bien expliquée et bien encadrée, elle peut renforcer l’autonomie, soutenir les professionnels et préserver la dignité humaine. Elle peut aussi améliorer la recherche médicale, accélérer la prévention et permettre à chacun de vieillir en meilleure santé.

    La question n’est plus de savoir si l’IA doit entrer dans le champ du bien-vieillir, mais comment le faire sans jamais perdre l’essentiel : l’humain. Notre responsabilité collective est de construire un avenir où la technologie reste au service de la relation, de l’empathie et du respect de chaque personne, quel que soit son âge.

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    Pierre Lefebvre

    Pierre Lefebvre

    Fondateur de Pilily, expert en intelligence artificielle et transformation digitale des entreprises.

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