Machine Learning

    L'anatomie d'un neurone

    La brique de base de l'Intelligence Artificielle décortiquée

    5 min de lecture
    Imaginez un immense gratte-ciel. Vu de loin, c'est une structure complexe et impressionnante. Mais si vous zoomez, vous réalisez qu'il n'est composé que d'assemblages de briques très simples. Dans le monde de l'Intelligence Artificielle, ce gratte-ciel est le Deep Learning, et la brique élémentaire est le Neurone Artificiel. Mais de quoi est-il fait exactement ? 1. L'inspiration biologique (Le Perceptron) L'idée remonte aux années 50 avec l'invention du Perceptron. Les chercheurs voulaient imiter le cerveau humain. Dans notre cerveau, un neurone reçoit des signaux électriques, s'active (ou pas) et transmet l'info aux voisins. Le Neurone Artificiel (ou Artificial Neuron) fait exactement la même chose, mais avec des mathématiques à la place de l'électricité. 2. Les ingrédients : Entrées, Poids et Biais Pour comprendre comment un neurone prend une décision, prenons un exemple concret : "Dois-je prendre mon parapluie ?" Le neurone va recevoir plusieurs informations, appelées Input Data (Entrées) : Le ciel est-il gris ? La météo a-t-elle prévu de la pluie ? Mais toutes les informations n'ont pas la même valeur. C'est là qu'interviennent les Poids (Weights). L'information "Météo prévoit pluie" est très fiable : le neurone lui donne un Poids élevé. L'information "Ciel gris" est incertaine : le neurone lui donne un Poids faible. Enfin, il y a le Biais (Bias). C'est une sorte de seuil de sensibilité personnel du neurone. Si vous êtes quelqu'un de très prudent (Biais élevé), vous prendrez le parapluie au moindre doute, même si les entrées sont faibles. Le neurone fait alors un calcul simple : une somme pondérée (Entrées × Poids + Biais). 3. Le décideur : La Fonction d'Activation Une fois le calcul fait, le neurone a un score chiffré. Mais doit-il transmettre l'information au neurone suivant ? Doit-il "s'allumer" ? C'est le rôle crucial de la Activation Function (Fonction d'activation). C'est le portier qui décide qui passe. Il existe plusieurs types de portiers selon les besoins : Sigmoid : Transforme le score en une probabilité entre 0 et 1. Utile pour les réponses simples (Oui/Non). ReLU (Rectified Linear Unit) : Le plus populaire aujourd'hui. Si le score est négatif, il le remplace par zéro (il "éteint" le neurone). S'il est positif, il le laisse passer tel quel. C'est ce qui rend l'apprentissage rapide. Softmax : Utilisé souvent à la toute fin, pour transformer une liste de scores en pourcentages (ex: "Chat 90%", "Chien 10%"). 4. L'union fait la force : Les Couches (Layers) Un neurone seul ne peut résoudre que des problèmes très simples. Pour créer une intelligence, on les connecte par milliers, organisés en Couches (Layers). Input Layer (Couche d'entrée) : Ce sont les "yeux" de l'IA. Elle reçoit les données brutes (les pixels d'une image). Hidden Layer (Couche cachée) : C'est là que la magie opère. Plus il y a de couches cachées, plus le réseau est "profond" (d'où le terme Deep Learning). Les premières couches repèrent des formes simples (lignes, courbes), les suivantes assemblent ces formes (oreilles, museau). Output Layer (Couche de sortie) : C'est la conclusion finale transmise par le réseau ("C'est un chat"). SEO Title : Anatomie d'un Neurone Artificiel : Poids, Biais et Activation | Pilily SEO Description : Comprendre le neurone artificiel : Perceptron, fonction d'activation (ReLU, Sigmoid), couches cachées et biais. Le guide technique simplifié.

    Nous utilisons des cookies pour la mesure d’audience et, avec votre accord, pour des fonctionnalités publicitaires. Vous pouvez accepter ou refuser.

    hIAppyen ligne

    Répondre

    hIAppy

    IA • En ligne

    Bonjour ! 👋

    Je suis l'assistant IA de hIAppy. Comment puis-je vous aider à explorer l'IA pour votre entreprise ?